Sceau de Pazounès, magistreafficher les champs vides
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    SigiDoc ID: ―

    Artéfact

    Type d'objet
    Sceau
    Matrice
    SigiDoc ID: - PBW ID:

    Description physique

    Type d'empreinte
    Empreinte originale
    Matériau
    Plomb
    Forme
    Ronde
    Dimensions (mm)
    Diam. 19
    Poids (g)
    5,08
    Orient. du canal (cadran)
    12-6
    Axe (cadran)
    Orient. de la surfrappe (cadran)
    Exécution
    Frappé
    Contremarque
    Conservation
    Echancré aux orifices du canal ; fortement rogné au sommet du flan ; légèrement oxydé.

    Datation

    Date
    XIe siècle (dernier quart)
    Date explicite
    Critères de datation
    Épigraphie
    Date alternative

    Historique

    Catégorie
    Dignitaires
    Émetteur
    Pazounès
    Milieu: Civil
    Genre: Masculin
    Lieu d'émission
    Lieu de découverte
    Date de découverte
    Circonstances de découverte
    Localisation actuelle
    Izmir (Turquie)
    Institution et département
    Collection et inventaire
    2922
    Acquisition
    Localisations précédentes
    Observations modernes

    Avers

    Langue(s)
    Grec
    Conception du champ
    Iconographie avec légende en colonnes
    Dimensions du champ
    Diam. 18
    Matrice
    Iconographie
    Saint Georges de face en pied, armé de la lance en main droite et du bouclier de l’autre
    Décoration
    Cercle de grènetis
    Épigraphie

    Revers

    Langue(s)
    Grec
    Conception du champ
    Légende linéaire sur 4 lignes
    Dimensions du champ
    Diam. 18
    Matrice
    Iconographie
    Décoration
    Cercle de grènetis ; légende précédée d'une croisette ; au sommet et à la base du champ, une perle accostée de tirets
    Épigraphie

    Édition

    Interprétative

    obv
    [(Ὁ ἅγιος) Γ]εόρ γιος
    rev
    1+ Κ(ύρι)ε βο-
    2ήθ(ε)ι Παζ-
    3ούνιν μάγιστρο(ν)

    Diplomatique

    obv
    .|.|Ε|ΟΡ Γ|ΙΟ|Σ
    obv
    ...
    1ΚΕΟ
    2ΗΘΙΠΑ
    3ΟΥΝΙΝ
    4ΑΓΙΟ
    

    Légende et Traduction

    Ὁ ἃγιος Γεόργιος / + Κύριε βοήθει Παζούνιν μάγιστρον.

    Saint Georges. Seigneur aide Pazounès, magistre.

    Bibliographie

    Édition(s)
    Cheynet, coll. Tatış, 230-231
    Parallèle(s)
    Aucun parallèle connu
    Bibliographie additionnelle
    Aucune autre mention

    Commentaire

    Du point de vue épigraphique, le B fermé constitue à cette date une anomalie, sauf dans le sud-est anatolien. Les lettres sont larges et régulières. Pazounès est le nom d’un chef arménien qui, avec ses frères Baasakios et Krikorikios, était dans la mouvance de Mélias, le fondateur du thème de Lykandos, au début du Xe siècle [1]. Notre sigillant est peut-être un lointain descendant de ce premier Pazounès. Matthieu d’Edesse rapporte que parmi les ichkans qui ravitaillèrent les croisés lors de leur venue en Syrie du Nord, au moment du difficile siège d’Antioche, figurait un certain Bazouni, en compagnie de Constantin, fils de Roupen, et d’Oshin [2]. Selon des colophons, ses descendants vécurent dans le royaume de Cilicie jusqu’au XIVe siècle [3]. Oshin et Bazouni seraient venus s’établir auprès d’Abelgharib de Tarse, en Cilicie [4]. Le nom apparaît également dans un document d’Italie du Sud, daté de 1165, dont un des témoins signataires s’appelle Nicolas Pazounès [5]. Ces témoins étaient de simples notables locaux. Nicolas serait-il le descendant d’une famille arménienne transférée par les Byzantins, au Xe siècle, en même temps que l’ancêtre de Mélès (Mleh).

    Notes

    [1]. G. Moravcsik – R. J. H. Jenkins, Constantine Porphyrogenetus, De administrando imperio, éd. G. MorAvCsik, traduction anglaise par R. J. H. Jenkins (CFHB 1), Washington DC 1967(2), p. 238.

    [2]. Chronicle of Matthiew of Edessa. Translated from the Original Armenian with a Commentary and Introduction by A. E. Dostourian, New York - Londres, 1993, p. 167.

    [3]. G. Sédéyan, Les Arméniens entre Grecs, Musulmans et Croisés. Etude sur les pouvoirs arméniens dans le Proche-Orient méditerranéen (1068-1150). 2 vol., Lisbonne 2003, p. 679-680.

    [4]. F. Chalandon, Jean II Comnène (1118-1143) et Manuel Ier Comnène (1143-1180), Paris 1912, p. 95 (d’après Samuel d’Ani).

    [5]. Rrinchera, Syllabus, no 167, p. 221. Je dois cette information à Jean-François Vannier que je remercie vivement.