SigiDoc ID: ―
Description physique
- Type d'empreinte
- Empreinte originale
- Matériau
- Plomb
- Forme
- Ronde
- Dimensions (mm)
- Diam. 17
- Poids (g)
- 4,84
- Orient. du canal (cadran)
- 12-6
- Axe (cadran)
- ―
- Orient. de la surfrappe (cadran)
- ―
- Exécution
- Frappé
- Contremarque
- ―
- Conservation
- Echancré aux orifices du canal ; rogné au sommet du flan.
Datation
- Date
- XIe siècle (1060-1080)
- Date explicite
- ―
- Critères de datation
- Épigraphie
- Date alternative
- ―
Historique
- Catégorie
- Administration provinciale
- Émetteur
- Nikephoros Melissenos(PBW: Nikephoros 115)
Milieu: Militaire
Genre: Masculin - Lieu d'émission
- ―
- Lieu de découverte
- ―
- Date de découverte
- ―
- Circonstances de découverte
- ―
- Localisation actuelle
- Izmir (Turquie)
- Institution et département
- ―
- Collection et inventaire
- 2840
- Acquisition
- ―
- Localisations précédentes
- ―
- Observations modernes
- ―
Avers
- Langue(s)
- Grec
- Conception du champ
- Légende linéaire sur 5 lignes
- Dimensions du champ
- Diam. 17
- Matrice
- ―
- Iconographie
- ―
- Décoration
- Cercle de grènetis ; légende précédée d’une croisette
- Épigraphie
- ―
Revers
- Langue(s)
- Grec
- Conception du champ
- Légende linéaire sur 5 lignes
- Dimensions du champ
- Diam. 17
- Matrice
- ―
- Iconographie
- ―
- Décoration
- Cercle de grènetis ; légende suivie de trois perles
- Épigraphie
- ―
Édition
Légende et Traduction
+ Κύριε βοήθει τῷ σῷ δούλῳ Νικηφόρῳ προέδρῳ καὶ / στρατηγῷ τῶν Ἀνατολικῶν τῷ Μελισσηνῷ.
Seigneur aide ton serviteur Nicéphore Mélissènos, proèdre et stratège des Anatoliques.
Bibliographie
- Édition(s)
- Cheynet, coll. Tatış, 110-111
- Parallèle(s)
- ,
- Bibliographie additionnelle
- Aucune autre mention
Commentaire
Au droit, V. Laurent a restitué à l’avant-dernière ligne AA, lisant protoproèdre. W. et N. Seibt préfèrent la transcription proèdre [1]. Or ce sceau établit que le titre doit bien être ainsi lu. Sur une dernière ligne, il reste trois lettres qui sont en partie écrasées. J’ai choisi de les transcrire καί, mais c’est très incertain ; on a l’impression qu’il faudrait lire δουκ(ί), ce qui combinerait deux fonctions a priori incompatibles. Au revers, Laurent a restitué μονο- devant [σ]τρατ(η)γ(ῷ) sur une première ligne jugée perdue. Il en reste quatre en effet, suivies d’une ligne de décor, alors que le droit en comporte cinq et qu’il manque la première lettre de [σ]τρατ(η)γ(ῷ). Le titre de monostratège est rare et ne se distingue pas de stratège. Mélissène commandait tous les régiments stationnés dans le vaste thème des Anatoliques, lorsqu’il se rebella contre Nicéphore III Botaneiatès. Il n’est pas certain que le sceau date de ce moment précis, car la dignité de proèdre était déjà un peu dévaluée ; or Botaneiatès, qui avait exercé cette même charge de stratège des Anatoliques, était titré curopalate. Mélissène avait pu occuper ce poste antérieurement à Botaneiatès. S’il était seulement titré proèdre en 1080, il avait été bien mal considéré par l’empereur. Nicéphore, qui avait épousé Eudocie, soeur du futur empereur Alexis Comnène, appartenait à l’une des plus anciennes et plus illustres lignées byzantines, remontant au VIIIe siècle. Il accomplit une belle carrière [2] et fut entre autres : - Magistre et catépan/duc de Triaditza (Sofia), - Magistre, vestarque, catépan et juge de Chypre, - Proèdre et stratège des Anatoliques. Sous le règne de Botaneiatès, il se proclama basileus. On a conservé plusieurs de ses bulles le montrant en costume impérial et même une de ses monnaies d’argent [3]. Il fi nit par renoncer à ses prétentions en négociant le titre de césar avec Alexis Comnène en 1081.
Notes
[1]. N. et W. seibt, Siegel der Sammlung Orghidan. Eine Nachlese zur Edition V. Laurents, JÖB 53, 2003, p. 198.
[2]. Cf. la PBW, s. v.
[3]. Pour la dernière édition du sceau de Nicéphore Mélissène, basileus, cf. en dernier lieu, Campagnolo-Pothitou – Cheynet, Sceaux Zacos, no 14.