Sceau de André, spathaire impérial, xénodochos, bardarios et commerciaire de Thessaloniqueafficher les champs vides
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    SigiDoc ID: ―

    Artéfact

    Type d'objet
    Sceau
    Matrice
    SigiDoc ID: - PBW ID:

    Description physique

    Type d'empreinte
    Empreinte originale
    Matériau
    Plomb
    Forme
    Ronde
    Dimensions (mm)
    Diam. 26
    Poids (g)
    9,25
    Orient. du canal (cadran)
    12-6
    Axe (cadran)
    Orient. de la surfrappe (cadran)
    Exécution
    Frappé
    Contremarque
    Conservation
    Echancré aux orifices du canal et à gauche au revers ; flan cassé d’un côté et écrasé sur l’autre.

    Datation

    Date
    Xe s. (milieu)
    Date explicite
    Critères de datation
    Épigraphie
    Date alternative

    Historique

    Catégorie
    Administration provinciale
    Émetteur
    André
    Milieu: Civil
    Genre: Masculin
    Lieu d'émission
    Lieu de découverte
    Date de découverte
    Circonstances de découverte
    Localisation actuelle
    Izmir (Turquie)
    Institution et département
    Collection et inventaire
    2920
    Acquisition
    Localisations précédentes
    Observations modernes

    Avers

    Langue(s)
    Grec
    Conception du champ
    Iconographie avec légende circulaire
    Dimensions du champ
    Diam. 26
    Matrice
    Iconographie
    Croix patriarcale élancée, élevée sur trois degrés et ornée d’un fl euron à trois branches jusqu’à mi-champ et d’une étoile de part et d’autre de la traverse supérieure. A la circonférence, entre le cercle de perles enfermant la croix et celui limitant le champ tout entier, légende invocative commençant au sommet par une croisette.
    Décoration
    Couronne de perles
    Épigraphie

    Revers

    Langue(s)
    Grec
    Conception du champ
    Légende linéaire sur 5 lignes
    Dimensions du champ
    Diam. 26
    Matrice
    Iconographie
    Décoration
    Épigraphie

    Édition

    Interprétative

    obv
    1+ Κ(ύρι)ε βο[ήθει τῷ σ]ῷ δού[λῳ Ἀ]νδρ(έᾳ)
    rev
    2+ Ἁνδρέ[ας]
    3β(ασιλικὸς) σπαθ(άριος) ξ[εν-]
    4ωδώχος [καὶ]
    5βαρδ(άριος) (καὶ) κου[μ(μερκιάριος) Θ-]
    6εσ(σ)αλο[ν(ίκης)]

    Diplomatique

    obv
    ΚΕΟ......ΝΡ
    rev
    1ΑΝΡΕ..
    2ΣΠΑΘ..
    3ΧΟΣ...
    4ΑΡϗΚ..
    5ΕΣΑΛΟ.

    Légende et Traduction

    Κύριε βοήθει τῷ σῷ δούλῳ Ἀνδρέᾳ / + Ἀνδρέας βασιλικὸς σπαθάριος ξενωδώχος καὶ βαρδάριος καὶ κουμμερκιάριος Θεσσαλονίκης.

    Seigneur aide ton serviteur André. André, spathaire impérial, xénodochos, bardarios et commerciaire de Thessalonique.

    Bibliographie

    Édition(s)
    Cheynet, coll. Tatış, 159
    Parallèle(s)
    Aucun parallèle connu
    Bibliographie additionnelle
    Aucune autre mention

    Commentaire

    Thessalonique fut la seule grande ville de l’Illyricum à ne pas succomber aux invasions avares, slaves ou bulgares. Elle devint un thème au début du IXe siècle, sans doute en raison de la menace bulgare consécutive à la défaite et à la mort de l’empereur Nicéphore Ier en 811. Sa situation au débouché du Vardar en fit un port très bien placé pour les relations commerciales avec les Slaves et surtout les Bulgares. C’est pour cette raison que Thessalonique abritait non seulement un commerciaire, mais un abydikos, un bardarios et un paraphylax pour garder la forteresse. Le seul André, commerciaire de Thessalonique, que nous connaissons, est beaucoup plus ancien et donc sans lien avec le nôtre. André cumulait plusieurs fonctions, celle classique de commerciaire, celle plus rarement attestée à Thessalonique de xénodochos, celle enfin de bardarios. Cette dernière fonction est attestée sur des sceaux datant principalement du Xe siècle, sans doute de l’époque de paix avec les Bulgares, entre la mort de Syméon et l’arrivée des Russes dans les Balkans. Nous connaissons deux autres bardarioi de Thessalonique, Pardos et Kosmas[1], et deux bardarioi qui ne sont pas liés à un toponyme, mais qu’on supposera en relation avec Thessalonique, Pèsôtas et Andronic[2]. André levait donc le kommerkion dans le port de Thessalonique, recevait dans son xénodocheion les hôtes officiels et surveillait le commerce avec les Bulgares.

    Notes

    [1] Pour Pardos, G. Schlumberger, Sceaux byzantins inédits (Cinquième série), Revue numismatique IV, sér. 9, 1905, no 204. Pour Kosmas, Wassiliou-Seibt et Seibt, Bleisiegel II, no 224.

    [2] Pour Pisôtas, Jordanov, Corpus III, nos 324-347. La plupart des nombreux sceaux de Pisôtas ont été trouvés sur le sol bulgare, ce qui prouve le rôle de ce fonctionnaire dans le commerce avec les Bulgares, qui empruntaient la voie fluviale du Vardar. Pour Andronic, Cheynet – Bulgurlu – Gökyildirim, Istanbul, no 4.34.