1+ Ἐρωτι-
2κοῦ σφρά-
3γισμα τ[οῦ]
4Βασ(ι)λ[ε]ί-
5ου
6κρίσ(ε)ις
7[ἔ]ποντος
8Ἑλλάδος
9καὶ Πελ(ό)-
10πον
+ Ἐρωτικοῦ σφράγισμα τοῦ Βασιλείου / κρίσεις ἔποντος Ἑλλάδος καὶ Πελόπον.
Le sceau de Basile Erôtikos qui gère les questions judiciaires pour l'Hellade et le Péloponnèse.
L’Hellade fut l’ un des plus anciens thèmes d’Occident, attesté depuis 695 au moins. Le Péloponnèse fut constitué en thème postérieurement, à une date qui n’est pas établie avec certitude, mais est antérieure à 800. Pour des raisons de métrique, le graveur a écrit Πελόπων au lieu de Πελ(ο)πον(νήσου). Il y a des variantes dans la rédaction de la légende et donc plusieurs boullôtèria. Le plomb de la coll. Makridou (Athènes) est issu d’un autre boullôtèrion ; au revers en effet, à l’avant-dernière ligne est gravé, non pas καί mais κέ. Le sceau de la vente Münz Zentrum se termine en ΠΩΝ au lieu de ΠΟΝ. Basile appartenait à la lignée qui a donné naissance à la dynastie des Comnènes. Il était donc apparenté à l’empereur Isaac Comnène à un degré que nous ignorons. Basile, selon une autre de ses bulles, également métrique, fut juge des Thracésiens [1]. D’autres Erôtikoi sont attestés au xie siècle : Constantin (cf. infra no 5.82) ; un Erôtikos engagé dans un procès répertorié dans la Peira (p. 221) au début du siècle, qui est sans doute identique au stratège contemporain Théophile, chassé de son territoire par les Serbes [2] ; enfin Bardas, attesté par une bulle de la fin du siècle [3].
[1]. Le sceau est inédit, mais mentionné dans WAssiliou-seibt, Metrische Legenden I, no 192.
[2]. Skylitzès, Synopsis historiarum p. 408 ; Flusin – Cheynet, Empereurs de Constantinople, p. 338.
[3]. Stavrakos, Familiennamen, no 83. Pour des remarques plus développées sur les Erôtikoi, voir récemment, Sopracasa –Prigent, Collection Sopracasa, p. 739-744.