1[Τ]ὸν Μαρ-
2[χ]αψάβο(ν) Θ(ε)ώ-
3δωρ(ον) {(καὶ)} στρατη-
4[γ]οῦντα, σώζοις,
5σκέποις, ἂνα-
6σσα τοῦ κόσ-
7μου σκέπ(η)
Μήτηρ Θεοῦ / Τὸν Μαρχαψάβον Θεώδωρον καὶ στρατηγούντα σώζοις, σκέποις, ἂνασσα τοῦ κόσμου σκέπη.
Mère de Dieu. Dame, protectrice du monde, sauve et protège Théodore Marchapsabos, stratège.
Comme l’ont noté les éditeurs des pièces parallèles, le premier vers est hypermètre. Pour le réduite à douze pieds, il faut supposer la prononciation du nom Théodore sans le E, ce qui justifierait son abréviation inhabituelle. Le καί n’a aucune utilité, voire brouille la compréhension de la légende. Les Marchapsaboi, d’origine syriaque, n’ont pas laissé de traces dans les sources narratives ou documentaires ; en revanche, ils ont frappé de nombreuses bulles qui attestent que, dans les années 1060-1080 [1], ils jouèrent un grand rôle dans le sud-est de l’Anatolie, où ils étaient probablement établis. Théodore eut la carrière la plus remarquable. Il fut stratège de Tarse [2] et d’Anazarbe [3].
[1]. Pour d’autres sceaux des Marchapsaboi, au nom de Cyriaque, Jean et Théodore, cf. Cheynet – Theodoridis, Sceaux patronymiques, nos 132 à 138.
[2]. Sode, Bleisiegel II, no 385.
[3]. Coll. privée. Un autre sceau du même personnage a été publié dans Seibt – Zarnitz, Bleisiegel, 4.1.2. Les éditeurs signalent l’existence d’un troisième type de sceau, conservé au Barber Institute à Birmingham.