1Λέον(τι)
2[(πρωτο)]σπαθ(αρίῳ) (καὶ)
3στρατ(ηγῷ) ὡ
4[τ]οῦ Δεπ(οτάτου) vel
1Λέον(τι)
2[(πρωτο)]σπαθ(αρίῳ) (καὶ)
3στρατ(ηγὸς) ὡ
4[τ]οῦ Δεπ(οτάτου)
Μιχαήλ / + Λέοντι πρωτοσπαθαρίῳ καὶ στρατηγῷ ὡ τοῦ Δεποτάτου vel Λέων πρωτοσπαθαρίος καὶ στρατηγός ὡ τοῦ Δεποτάτου.
Michel. Léon o tou Dépotatos protospathaire et stratège.
La formule finale est caractéristique d’une marque de dépendance par rapport à la personne nommée en fin de légende. Il peut s’agir soit d’un familier, soit d’un neveu. Le dépotatos servait le patriarche à la Grande Eglise. Cet humble employé lui frayait le passage ou tenait le cierge à l’ambon [1]. Par ailleurs, Dépotatos semble être devenu un nom transmissible et on se gardera de croire qu’un stratège ait pu se vanter d’être le neveu ou le protégé d’un si humble personnage. Nikon de la Montagne Noire rapporte que, à l’époque du patriarcat de Théodore II d’Antioche (1034-1042), le kathigoumène du monastère de Saint-Syméon (du Mont Admirable) était Jean, surnommé Dépotatos [2].
[1]. Cf le sceau de Michel, dépotatos de la Grande Eglise (Laurent, Corpus V/1, no 141.
[2]. V. Grumel, Le patriarcat et les patriarches d’Antioche sous la seconde domination byzantine (969-1084), Echos d’Orient, t. 33, 1934, p. 138. Das Taktikon des Nikon vom Schwarzen Berg. Griechischer Text und kirchenslavische Übersetzung des 14. Jahrunderts, éd. Ch. Hannick et al., 2 vol., Fribourg 2014, vol. 1, p. 824 et 904.